Orlando Bloom : Les Pirates des Caraïbes est avant tout un film de divertissement avec Johnny Depp. Il m'a suffit de suivre le mouvement et de m'amuser un maximum. (rires) Cela n'a rien de très compliqué. Je me suis beaucoup entraîné pour les scènes de combats à l'épée. J'avais une heure de travail par jour avec Bob Anderson, le maître d'arme d'Errold Flynn, avec qui j'avais déjà travaillé pour « Lord of The Rings ». Le sabre est assez difficile à manier mais dès qu'on le maîtrise, c'est très amusant.
Cinemaniacs : Avez-vous vu des films d'Errold Flynn pour l'occasion ?
O. Bloom : Non, pas vraiment. J'ai revu Master of Ballanttrae parce que je voulais voir si je pouvais reconnaître Bob doubler Errold Flynn. J'ai vu beaucoup de films de pirates lorsque j'étais petit. Je revenais de l'entraînement de football du dimanche matin et je m'asseyais devant la télévision. Il y avait un film de pirates tous les dimanches. (rires) Je crois que mon personnage de Will Turner n'est pas vraiment un pirate typique. A la lecture du scénario, je savais que le rôle de Johnny était plus « flamboyant », caricatural. Will est un jeune garçon au début du film qui grandit avec les événements et change ses idées préconçues au contact du personnage de Johnny. Will vit une véritable évolution tout au long du film.
Cinemaniacs : Vous semblez persister dans le choix de rôles physiques, malgré vos multiples blessures (ndlr on lui prédisait, il y a quelques années, la chaise roulante à vie suite à une chute) ?
O. Bloom : Oui, c'est assez étrange. Je me suis sérieusement blessé au dos lorsque j'étais à l'école. Je crois que j'ai été habitué à jouer des personnages physiques bien que je ne les ai jamais vraiment cherchés. Je ne m'attendais pas à obtenir le rôle de Legolas dans « Lord of The Rings » dès la fin de mes études. Il est certainement l'un des personnages les plus physiques du film, avec Aragorn. Les rôles dramatiques que j'ai interprétés à l'école étaient relativement physiques, j'avais beaucoup de mouvements à faire. J'ai fait mes choix de films en fonction des scénarios et des histoires qui me plaisaient. Je crois que j'ai fait le tour des films épiques éreintants pour le moment. (rires) J'ai eu beaucoup de chance d'avoir l'opportunité d'interpréter ces rôles mais j'avoue que j'aimerais jouer des rôles moins demandeurs, comme trois hommes qui jouent aux cartes dans un appartement. (rires) Les scénarios que j'ai reçus jusqu'à présent étaient tellement incroyables que je ne pouvais pas les refuser.
Cinemaniacs : Comment était Johnny Depp en pirate des Caraïbes ?
O. Bloom : Johnny a complètement créé son personnage. Jack Sparrow n'était pas ainsi dans les pages du scénario. Il a un don génial pour ce genre de choses et il est incroyable. Il sort ses rôles des endroits sombres de son esprit. Il est très courageux. C'est un homme et un comédien extraordinaire. Il représente un guide et un héros à mes yeux. C'était amusant de jouer ensemble. Il a un sens de l'humour incroyable, très britannique. Il est assez européen. C'était également très amusant d'avoir eu la chance de l'imiter dans l'une des scènes du film. C'était mon hommage personnel à Johnny Depp. Il est un comédien brillant.
Cinemaniacs : C'est la deuxième fois que vous vous retrouvez aux côtés de Geoffrey Rush après « Ned Kelly » ?
O. Bloom : Oui, en effet. Je suis un grand fan de Geoffey Rush. Il est incroyable. C'est un acteur oscarisé, quelqu'un de très courageux devant la caméra. Il est hilarant. C'est une opportunité incroyable de pouvoir le retrouver pour ce film.
Cinemaniacs : Jouer un pirate était-il l'un de vos rêves d'enfance ?
O. Bloom : Absolument. J'ai toujours été attiré par les pirates, je ne sais pas pourquoi. Ils ont un côté romantique. J'avais une grande imagination durant mon enfance. J'ai probablement incarné tous les personnages possibles. Cow-boys, indiens, pirates, personnages étranges,... je les ai tous joués dans le fond de mon jardin. (rires) J'ai l'impression d'avoir réalisé aujourd'hui le rêve de chaque enfant. J'ai joué un elf, un soldat, un renégat, un boxeur, un pirate,... je vais essayer de grandir pour mes prochains rôles. (rires)
Cinemaniacs : Etiez-vous également attiré par les super-héros ?
O. Bloom : Je n'ai jamais été attiré par les super-héros. Je n'en ai jamais joué. Je n'ai jamais lu de bandes dessinées américaines. J'ai vu Batman et Spider-Man à la télévision parce qu'il était impossible de les manquer à l'époque mais je n'étais pas accro aux super-héros.
Cinemaniacs : Votre tenue vestimentaire à la ville n'est pas très éloignée de celle des pirates ?
O. Bloom : (rires) En effet, je collectionne les souvenirs de mes collègues de tournage depuis « Lord of The Rings » et je les ajoute au fur et à mesure à mon collier. Ce qui me donne une apparence proche des pirates.
Cinemaniacs : Dans « Pirates of The Caribbean », vous ne jouez pas uniquement les pirates mais vous représentez aussi le côté romantique du film...
O. Bloom : Vous voulez dire que j'ai la chance d'embrasser la demoiselle du film ? (rires) Keira est incroyable. Il est difficile de croire qu'elle n'avait que dix sept ans lors du tournage du film. Elle est très éveillée pour son âge. Elle a rendu ce rôle intelligent et très crédible. Elle n'est pas la demoiselle en détresse classique. Je suis convaincu qu'elle aura un brillant avenir.
Cinemaniacs : Vous avez quittez aujourd'hui la perruque de Legolas. Des regrets ?
O. Bloom : C'était assez surréaliste de porter la perruque blonde de Legolas pour la dernière fois. Le tournage est à peine terminé et mes compagnons me manquent déjà. J'aimais l'idée de pouvoir les retrouver tous les ans. Tout le monde est très occupé actuellement et il est difficile de garder le contact, mais nous essayons de nous revoir à chaque fin d'année. Le tournage va me manquer.

